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Aimer voir, un livre d’Hector Obalk
aux éditions Hazan.

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J’ai toujours espéré qu’on puisse lire un livre d’art dans son lit, d’où le format choisi pour celui-ci, suffisamment petit pour qu’il soit maniable comme un roman et suffisamment grand pour qu’il réponde aux attentes du “beau-livre”. Il est composé d’articles qui furent plus souvent plus longs à mettre en page qu’à écrire car j’essayais de faire en sorte que pour chacun d’entre eux, le choix des images et le propos du titre suffisent à laisser deviner la teneur de la démonstration.

Ainsi débute les avertissements qui ouvrent le nouvel ouvrage d’Hector Obalk. Le pari est réussi.

Sensible à la typographie, pour reprendre le titre d’une série de conférences qu’il fit à Beaubourg il y a quelques années, Hector Obalk nous guide et nous accompagne à la découverte de sept notions qui permettent de revisiter ou de découvrir l’histoire de l’art.

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Les sommaires imbriqués dans le texte courant sont une des belles trouvailles de cet ouvrage. Toujours fidèle aux Minimum (le caractère carré) et Gararond (le caractère rond) créés par Pierre di Sciullo, Hector Obalk adopte une composition en drapeau (le texte est aligné à gauche), ponctuée de pieds de mouche (¶) indiquant les paragraphes, généreusement interlignée, à largeur variable, de façon à occuper, le plus possible, la même hauteur dans la page.

De la même façon qu’il repense le documentaire à la télévision – voix off et analyses mêlées à des prises de vues sur le vif avec commentaires spontanés – Hector Obalk utilise tous les potentiels de la mise en page pour donner à voir son propos. Vraiment. Comme s’il montrait du doigt certaines parties de l’œuvre en nous disant “regarde, tu as vu, ce qui se passe là ?”.

Tout s’articule autour du module de la double page qui définit le territoire d’un propos, un thème. Deux points d’entrée sont proposés : le titre du texte et l’œuvre étudiée, pour laisser ensuite la parole à l’image tout d’abord, au texte ensuite.

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Mosaïque….

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cadrages et gros plan avec effet de zoom…

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promenade dans le tableau à la façon d’une bande dessinée…

… en nous livrant son expérience intime et savante à la fois, Hector Obalk nous renvoie à notre propre expérience, à nos jugements, notre sensibilité. Un propos inédit sur l’art, une mise en forme inédite, où chacun trouvera un nouveau champ de contemplation, un aspect de l’œuvre qu’il n’avait pas “vu” jusqu’alors et qu’il “aimera voir” désormais.

29,90 euros, 256 pages, 100 illustrations.
à propos de ce livre : http://ma-tvideo.france2.fr/video/iLyROoafrzOG.html
à propos de Grand’art : http://www.arte.tv/fr/2469020,CmC=2479284.html
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